Qu’est-ce que la PP ?

L’objectif de l’équipe propulsion est de fabriquer un moteur hybride ayant la capacité d’envoyer notre fusée à une altitude de 10’000 pieds (3048 mètres), et cela sans la faire exploser !

La structure principale du moteur se compose, de haut en bas, des éléments suivants : Le réservoir de comburant, la vanne d’injection, et la chambre de combustion qui contient le carburant. Le moteur inclus également de l’électronique, composée d’une carte fabriquée par l’équipe d’avioniques et optimisée pour la communication avec les modules de ce sous-système. Elle a comme fonction de gérer la séquence d’allumage, commander la vanne d’injection et monitorer les différents capteurs dont il sera équipé.

Le défi est de taille ; les contraintes de nature thermique et mécanique auxquelles est soumise cette structure nécessitent un processus méticuleux quant au calcul, design et test des pièces la composant.

Nous recherchons actuellement des personnes possédant des compétences en électronique/programmation et science des matériaux.

Comment cela sera-t-il implémenté ?

Notre choix des matériaux de combustion s’est porté sur le protoxyde d’azote (N2O, comburant) et un polymère solide (ABS, carburant). L’avantage de ce dernier vient du fait qu’il est imprimé en 3D, ce qui offre la possibilité de jouer sur plusieurs paramètres (géométrie, densité) lors du processus de fabrication. De son côté, le N2O est facile à utiliser : Stocké sous pression dans une bonbonne standard, il suffit de le transférer dans le réservoir du moteur. Sa pression, d’une valeur de 55 bars, permet ensuite de l’injecter dans la chambre de combustion sans système de pressurisation supplémentaire.

Pour répondre au stress thermique présent dans la chambre de combustion, des matériaux particuliers vont devoir être testés. Ils composeront les parties isolantes des parois exposées à la réaction ainsi que la section convergente de la tuyère.

Les capteurs à implémenter au système donneront une mesure en temps réel de la pression et température dans le moteur. Ces informations sont cruciales pour déterminer le GO/NO-GO du système de propulsion lors d’un lancement, particulièrement lors du concours se déroulant dans le désert aux abords du Las Cruces (Nouveau Mexique) où règne des températures non négligeables.

Finalement, afin de développer et caractériser notre moteur, il sera indispensable de le tester sur un banc. Une mise à feu à déjà été réalisée avec un moteur précédemment acheté par l’EPFL Rocket Team afin de gagner de l’expérience dans le processus de test, la prochaine viendra sous peu !

Nous recherchons actuellement des personnes possédant des compétences en électronique/programmation et science des matériaux.

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