L’EPFL Rocket Team recrute : Avionics !

Qu’est-ce que l’AV ? 👾

Cette semaine, c’est l’équipe Avionics qui est à l’honneur, le sous-système en charge de l’électronique de la fusée. 
La première fonction de ce sous système est de contrôler les aérofreins permettant à la fusée d’atteindre l’altitude précise de 10’000 pieds. Pour cela notre avionics repose sur différents capteurs et algorithmes permettant de connaitre en temps réel la position et la vitesse de la fusée. Cette information est ensuite donnée à un algorithme de contrôle qui choisis le meilleur angle d’ouverture des aérofreins. Tout ce cycle ne dure que quelques millisecondes afin de ne pas être dépassé par la vitesse de la fusée !

La seconde fonction de l’avionics est de transmettre ses données par radio, ce qui permet à notre équipe de suivre le vol depuis le sol et de pouvoir récupérer la fusée rapidement grâce aux données GPS.

La bonne réussite de la mission dépend beaucoup de ces deux fonctions, notre avionics doit donc montrer une grande fiabilité pendant les tests !

Comment cela a-t-il été implémenté ?

Le premier travail de l’avionics a été de définir son architecture. En effet nous voulions implémenter une solution modulaire permettant de facilement ajouter et réparer des parties de l’avionics. Notre idée a donc été de séparer les différentes fonctions du projet en différents composants appelés périphériques: un pour la connexion radio avec le sol, un pour les capteurs (un baromètre et un accéléromètre), un pour contrôler les aérofreins, un GPS, et enfin un dernier pour debugger facilement l’électronique. Notre structure permettant d’accueillir jusqu’à 10 périphériques, il nous reste donc encore de la place pour doubler certaines fonctions critiques ou pour de futures améliorations !

Tout ce matériel est ensuite contrôlé par plusieurs microcontrôleurs aussi capables de faire tourner du code de plus haut niveau comme le filtre de Kalman, un algorithme permettant de fusionner les données des capteurs afin de connaitre avec une grande précision la position, la vitesse et l’orientation de la fusée en temps réel.

Ces données peuvent être ensuite transmises à plusieurs kilomètres de distance grâce à nos antennes flexibles s’intégrant au fuselage de la fusée.

Que reste-t-il à faire?

Malgré tout ce travail, l’avionique a encore de nombreux projet en vue !
Tout d’abord, nous voulons tester en profo »ndeur nos algorithmes d’estimation et de contrôle afin de mieux caractériser leurs performances. Une fois que cela est assuré, il sera possible d’ajouter des nouvelles fonctionnalités, cruciales à la suite du projet Eiger: en effet notre équipe propulsion développe un moteur hybride qui nécessitera du contrôle de la part de l’avionique, une connexion entre ces deux systèmes devra donc être mise en place.
Ensuite, afin de pouvoir analyser nos vols, un système de caméras au sol et intégrés à l’avionique devra être conçu.
Enfin un dernier aspect important du projet est travailler sur l’ergonomie du système afin de rendre les opérations plus simple: pour cela la structure de l’avionique sera repensée pour être plus rapide à monter, et de nouvelles antennes GPS dans l’esprit de nos antennes radio flexibles seront développées.

« Stay tuned » pour voir tout cela se réaliser !

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