L’EPFL Rocket Team recrute : Recovery !

Cette semaine, c’est l’un des sous-systèmes les plus importants et cruciaux qui est mis à l’honneur: la recovery.

Les fusées conçues par l’EPFL Rocket Team son destinées à être lancées et récupérées plusieurs fois. De cette façon, nous pouvons tester correctement tous les sous-systèmes ou parties de sous-système qui les composent en vue de la compétition.

Le barème de la compétition, la Spaceport America Cup, octroie bon nombre de points à la partie décente et récupération du véhicule. Ainsi une décente contrôlée et une récupération du véhicule en bon état donne un maximum de points.

De plus, pour des raisons de sécurité évidentes, laisser la fusée retomber librement n’est simplement pas une option. La recovery a donc la mission cruciale de faire redescendre celle-ci de manière contrôlée et sécurisée jusqu’au sol.

Pour assurer cette mission, l’équipe recovery a mis au point un système de parachute innovant. En effet, la compétition exige 2 événements différents au cours de la descente : le déploiement d’un « drogue » (petit parachute) à l’apogée pour garantir une descente rapide mais contrôlée pour éviter que la fusée ait le temps de partir loin de son point de lancement avec les vents d’altitude. Puis à l’approche du sol, l’ouverture du parachute principal qui va garantir un atterrissage en douceur. La particularité de notre système est qu’il effectue ces deux tâches avec un seul et même parachute grâce à un mécanisme de « reefing ». 

Comment la recovery fonctionne-t-elle ?

Maintenant que nous avons vu les principaux objectifs et le principe de fonctionnement de la recovery, il est temps d’étudier plus en profondeur la manière dont tout ceci s’opère.

La première étape est la détection de l’apogée par les ravens, une petite avionique spécialisée. Un signal est alors envoyé pour déclencher le perçage de capsules de CO2 se trouvant dans la fusée. Ceci va engendrer une forte surpression dans le tube de la recovery bay et ainsi provoquer l’éjection du nose cone.

Le parachute, relié d’une part au corps de la fusée et d’autre part au nose cone par des « shock cords », va alors être sorti de son sac et se gonfler. Il est alors dans un état « reefé » c’est à dire qu’il est contenu et n’expose pas toute sa surface aux frottements de l’air. La majorité de la descente s’effectue dans cet état jusqu’à l’arrivé du deuxième évènement où un signal électrique est envoyé du corps de la fusée aux igniteurs localisés à la base du parachute. Ces igniteurs vont alors sectionner la ligne qui restreignait jusqu’ici le parachute de manière qu’il puisse déployer toute son envergure et ainsi assurer un atterrissage en douceur sur le plancher des vaches.

Futures améliorations :
– Améliorer méthode déreefing
– Fabriquer un nouveau parachute
– Fiabiliser le système

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